Post-body & Atmosphère

Si l’un des paradigmes forts de l’architecture moderne réside à l’intérieur de la maison de verre, offerte par Mies à Madame Fransworth, et si celle-ci ne put y habiter, il est possible  que le monde moderne fût alors inhabitable*, ou bien que les prémices spatiales ne prenaient pas en considération la vie du point de vue corporel mais plutôt telle une pensée. La dimension atmosphérique, en architecture, est du ressort de l’expérience reconnue au travers du corps. Un corps sans scissions qui vogue entre l’être pensant et l’être sensible. Notre époque pourra être proche de la réalisation du désir d’unifier l’être scindé de la Modernité.

Peut-être est-ce là que réside la caractéristique de la post-modernité, c’est-à dire reconnaître le monde au travers du corps unifié. Définir un être qui habite en continuité avec son environnement, conscient que c’est finalement l’atmosphère le milieu réellement habitable. En effet, le fait de respirer est une action d’autoréalisation. De même, la continuité de l’être avec son milieu n’a pas de divisions. L’existence et l’expérience, telles des canaux de connaissance, pourraient alors rendre à l’Homme le monde exilé que lui offre la Science. **

 

*Article inédit de Juan Miguel Hernández León

** Actes du Congrès Critic All